Somnolence au volant : comment la repérer ?

5 nov. 2021 3 min de lecture
Comment détecter les signes de somnolence au volant et y remédier efficacement ?

La somnolence a toujours fait l’objet de nombreuses croyances populaires, il n’en demeure pas moins que ce phénomène qui touche tous les conducteurs est à prendre très au sérieux.

Pour tordre le cou aux idées reçues, voici comment détecter les signes de somnolence au volant et comment y remédier efficacement.

Qu’est-ce que la somnolence ?

Tandis que la fatigue correspond à un état d’épuisement en lien avec une activité physique ou mentale importante et reste sans connexion avec le sommeil ou le manque de sommeil, la somnolence a au contraire un lien direct avec une carence de sommeil.

Enfin, la somnolence peut être en lien avec les conditions de voyage ou de conduite : température élevée dans l’habitacle, durée du voyage, monotonie de la route, mauvaise ventilation de l’intérieur de la voiture, etc.

Quels sont les premiers signes de somnolence au volant ?

Mettant à rude épreuve les sens, les réflexes et la concentration, la somnolence laisse paraître néanmoins des signes précurseurs qui peuvent d’ores et déjà alerter.

On retrouve notamment :

  • Vous bâillez au volant et de manière régulière : c’est habituellement le premier signal physique, qui va se multiplier petit à petit ;
  • Votre vision se trouble : les yeux picotent, les paupières s’alourdissent et il est difficile d’avoir un regard fixe ;
  • Vous ressentez le besoin de changer souvent de position, comme si vous étiez mal assis : vous en profitez pour vous passer les mains sur le visage ou vous vous frotter les yeux ;
  • Vous éprouvez des raideurs physiques dans le cou, les bras et les jambes (engourdissement) : l’inconfort devient progressivement gênant pour conduire ;
  • La concentration demande un effort particulier : il arrive d’avoir la sensation d’avoir des absences, comme si l’on ne se souvenait plus du parcours que l’on vient de faire ;
  • Vous vous sentez soudain fatigué : interrogation des passagers sur votre état.

Quel que soit le nombre de kilomètres à parcourir, ces symptômes peuvent apparaître. Il faut les prendre très au sérieux, car ils indiquent que votre état de veille et votre concentration sont altérés.

De plus, certains créneaux horaires sont plus favorables à la somnolence que d’autres.

C’est le cas pour la tranche horaire entre 2 et 7 h du matin et en journée, entre 14h et 16h qui correspond à la période de digestion.

Enfin, sachez une chose : il est impossible de lutter contre la somnolence au volant et celle-ci va s’amplifier minute après minute.

En tant que conducteur, on ne voit pas toujours cette lente évolution, mais cela peut se terminer par un endormissement qui peut, in fine, être fatal. Votre trajectoire change, dévie, créant possiblement un accident.

Des facteurs aggravants à éviter

D’autres facteurs peuvent aggraver ou tout du moins provoquer un état de somnolence comme :

  • La prise de médicaments : certains médicaments ne sont pas recommandés en cas de conduite. Il existe des pictogrammes visibles sur l’emballage pour vous en informer ;
  • Les drogues illicites ;
  • L’alcool ;
  • La simple digestion d’un repas lourd peut avoir des effets délétères au volant ;
  • Des facteurs accélérant la fatigue : parcours inconnu, circulation dense, circulation de nuit, mauvaises conditions météo, soucis personnels, mauvais fonctionnement du véhicule.

Quelques réflexes à adopter avant de prendre le volant

Avant le départ, surtout si vous comptez effectuer un long trajet, il est important de prendre quelques recommandations :

  • Ne pas cumuler un manque de sommeil pendant la semaine précédant votre départ ;
  • Ne pas partir au milieu de la nuit ou trop tôt le matin si possible et se méfier des créneaux horaires à risque ;
  • Ne pas hésiter à prévoir une halte à l’hôtel pour la nuit sur un trajet particulièrement long ;
  • Prévoir de changer de conducteur en cours de trajet : idéalement, un changement toutes les 2 heures est recommandé. Faites une pause de 10 à 20 min pour marcher, vous aérer, faire éventuellement une microsieste ;
  • Ne pas consommer de repas trop lourd avant le départ ;
  • Ne pas consommer d’alcool ;
  • Surveiller sa consommation de médicaments le cas échéant et vérifier si ces substances provoquent des effets secondaires ;
  • Ne pas lutter contre le sommeil et ne pas chercher à consommer de la caféine pour « tenter » de rester éveillé ;
  • Diminuer la fatigue visuelle : réduire l’éclairage du tableau de bord, retirer les objets parasites au niveau du pare-brise et du rétroviseur intérieur.

Et la microsieste ?

S’il y a une astuce qui fonctionne bien contre la somnolence, c’est la microsieste.

D’une durée de 15 minutes, elle permet de recharger les batteries pour au moins 2 heures de route.

N’hésitez pas à vous arrêter toutes les deux heures et détendez-vous dans votre véhicule, ou dans un endroit au calme en extérieur.

Dès que vous êtes réveillé de vos 15 minutes, étirez-vous, marchez quelques secondes, prenez un encas si besoin.

Vous êtes alors prêt à reprendre le volant.

Source : Hypnia

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