S’associer pour mieux ancrer l’autopartage dans la ville

10 sept. 2021 5 min de lecture

En octobre 2020, l’adjoint à la Maire de Paris annonçait la volonté de la ville de supprimer 70 000 des 140 000 places de parking dans les rues de Paris, réattribuant ainsi environ 65 hectares d’espace. Un choix ambitieux qui montre une volonté claire: les voitures ne domineront plus l’espace urbain.

Cela va dans la bonne direction, mais ce serait trop simpliste de croire que nous devons supprimer les voitures complètement. Il y a bien un moyen d’apporter plus d’air dans nos villes et de libérer plus d’espace public tout en offrant aux gens le confort des voitures.

“Les villes qui veulent convaincre les citadins d’abandonner leur voiture doivent être capables d’offrir une alternative viable: un service d’autopartage visible."

Les voitures ne sont pas un problème - mais trop de voitures individuelles en est un

Un des plus gros challenges que rencontrent les villes aujourd’hui est le volume accablant d’espace que prennent les véhicules individuels. Les voitures individuelles ne sont utilisées que 5% du temps et restent garées les 95% restant, occupant des espaces précieux dans des zones déjà fortement congestionnées.

Malgré tout, beaucoup de citadins ont encore besoin d’une voiture dans leur quotidien ou occasionnellement. Une voiture est encore dans beaucoup de cas plus pratique, flexible, et fiable que les transports en commun ou que des moyens plus légers comme le vélo.

La solution n’est donc pas de supprimer les voitures complètement – mais plutôt de remplacer les véhicules individuels dormants par des véhicules partagés, plus largement utilisés.

Les villes qui veulent convaincre les citadins d’abandonner leur voiture doivent être capables d’offrir une alternative viable: un service d’autopartage visible qui s’appuie sur des milliers de places de parking à travers la ville.

Les voitures ne sont pas un problème - mais trop de voitures individuelles en est un

Les utilisateurs aiment les places dédiées

À la fin de 2018, Paris a lancé le programme Mobilib’, qui alloue des places de parking dans la rue à quatre acteurs de l’autopartage, dont Getaround. Alors qu’une voiture individuelle n’est utilisée que 5% du temps, les voitures Getaround qui ont des places dédiées Mobilib’, sont utilisées en moyenne plus de 65% !

Les voitures partagées disposant d’une place attitrée, réservées via l'application Getaround, sont louées plus souvent

Le taux d’utilisation élevé de ces voitures Getaround Connect – véhicules équipés d’une technologie permettant leur ouverture via smartphone – montre bien que les clients les privilégient.

Plusieurs raisons expliquent cela:

  • Accès à la demande 24h/24 dans la rue avec un smartphone. Pas besoin de se rendre dans une agence ou de se déplacer à une gare ou un aéroport
  • Une place garantie au retour
  • La possibilité de faire des trajets courts, à partir seulement d’une heure
L'application Getaround vous donne un accès instantané à des milliers de voitures connectées dans des villes européennes comme Paris, Barcelone et Berlin

Pour les utilisateurs, louer une voiture Getaround Connect est aussi simple et pratique que de louer un vélo ou un scooter électrique partagé. “Je le vois, je peux le louer”. Il suffit de réserver la voiture sur l’application, la déverrouiller avec le téléphone et partir. Sans effort ni temps perdu.

Les avantages pour les villes

La présence de ces places dédiées dans les rues permet de constamment rappeler à toute la communauté que l’autopartage est une option à ne pas négliger pour leur mobilité. En effet, plus de 30% des utilisateurs de l’autopartage ont découvert le concept en voyant des places dédiées aux voitures partagées dans leur rue. Dans certains cas, comme les trajets vers ou depuis la banlieue ou encore lors d’un déménagement, pouvoir accéder à un véhicule dans sa rue devient la méthode la plus aisée de se déplacer.

“Plus de 30% des utilisateurs de l’autopartage ont découvert le concept en voyant des places dédiées aux voitures partagées dans leur rue"

Plus le soutien des villes pour ce système est visible – notamment grâce à des initiatives telles que le programme Mobilib’ – plus les utilisateurs y auront recours plutôt que d’être tentés de posséder un véhicule. L’autopartage n’est alors plus un concept abstrait­ : c’est une réalité qui devient aussi omniprésente que les vélos ou scooters partagés.

L’autopartage à Paris, Bruxelles et au-delà

Comme Paris, Bruxelles cherche à améliorer la qualité de vie de ces citoyens en encourageant les voitures partagées. La municipalité a récemment attribué à Getaround un droit d’usage de 5 ans pour 24 places de parkingdans des zones de trafic dense du Pentagone en centre-ville.

"Beaucoup de gens hésitent à acheter une voiture. Si nous avons une offre diversifiée et complémentaire de voitures partagées, nous pouvons rendre le choix du changement plus facile."

— Bart Dhondt, le Conseiller Municipal pour la Mobilité de Bruxelles

Avec au total 186 zones de parking, dédiées à l’autopartage, prévues d’ici la fin de l’année, la ville parie sur les voitures partagées comme une option de mobilité plus durable. Aidant ainsi les citoyens à abandonner leur voiture individuelle.

Aujourd’hui, la plateforme Getaround peut être fière d’avoir près de 4 000 voitures connectées et partagées de tout types dans la région d’Île-de-France – soit la plus grande flotte de véhicules connectés en Europe. Mais seulement 150 de ces voitures ont une place de parking dédiée Mobilib à Paris, alors qu’il faudrait des milliers de places dédiées pour avoir un impact significatif sur les citoyens.

Plus récemment, la Ville de Paris proposait de supprimer 70 000 places de parking. En allouant seulement 10% à 15% de ces places à des voitures partagées, cela permettrait de créer un service d’autopartage assez vaste et pratique pour encourager les Parisiens à renoncer à leur voiture individuelle.

“Pour que l’autopartage devienne véritablement une option viable pour la mobilité, il faut que les citoyens l’aient en tête et qu’il fasse partie du paysage des villes"

La ville de Marseille a également décidé d’allouer plus de places de parking aux voitures Getaround Connect, et d’autres partenariats sont en discussion avec des municipalités plus petites en Île-de-France et à travers l’Europe. Cela montre que l’autopartage est une bonne solution pour les grandes métropoles comme les plus petites villes, sans ajouter de coûts à la municipalité.

Des actions pour un réel changement

Ces villes reconnaissent que pour que l’autopartage devienne véritablement une option viable pour la mobilité, il faut que les citoyens l’aient en tête et qu’il fasse partie du paysage des villes. Et rendre les voitures partagées visibles grâce à des places dédiées est la meilleure solution.

Si vous êtes impliqué dans une administration locale ou dans la mobilité et voulez que votre ville passe le pas de l’autopartage avec des places de parking dédiées, contactez-nous via [email protected].

Super ! Vous vous êtes inscrit avec succès.
Super ! Effectuez le paiement pour obtenir l'accès complet.
Bon retour parmi nous ! Vous vous êtes connecté avec succès.
Parfait ! Votre compte est entièrement activé, vous avez désormais accès à tout le contenu.